Author Archives: Julie Joup

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Nous avons testé pour vous!

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Aujourd’hui, pour mon premier article traitant de nourriture, j’ai le plaisir de vous présenter Bonbon Collections! Une remise de 15% de vos achats est offerte à l’univers Granolo! en mentionnant « commande Granolo » lors de vos plaisirs gourmands.

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Bonbon Collections est une entreprise familiale basée à Longueuil. Fondée par une maman dont l’enfant est polyallergique, cette dernière s’est donnée comme mission de faire profiter les autres de ses talents culinaires en créant des pâtisseries sans les principaux allergènes et sans aucun ajout artificiel. Cupcakes, biscuits, gâteaux de fêtes et cakes pops sont de bons exemples de ce qu’elle propose.

Cette semaine, j’ai eu la chance de recevoir ma commande directement à mon bureau à l’heure prévue. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que la fondatrice elle même était là pour me remettre mon paquet. Très sympathique, j’ai tout de suite su que mes pâtisseries (fait la nuit précédant la livraison, donc TRÈS fraîches) seraient à la hauteur de mes espérances.

Débutons donc par la bûche « tout érable ». Belle au premier coup d’œil, il se trouve que le caramel d’érable sur le dessus est tout bonnement décadent (et sans ajout de sucre raffiné)! Un véritable must pour le temps des fêtes. Faite en différentes saveurs telle que tout chocolat, elle est disponible en plusieurs grosseurs pour rendre heureux toute personne allergique pour le réveillon.img_4937

Les cupcakes sont tout aussi attirants et j’avoue avoir eu un faible pour celui au choco/orange/canneberge. Ces goûts se mariant si bien ensemble,  j’en aurais redemandé! Les glaçages fraise et érable n’étaient toutefois pas en reste avec leur jolies teintes toutes douces.

J’en ai profité pour commander un mélange pour brownies. Sa présentation m’a vraiment charmé dans son pot Masson. Il ne reste qu’à ajouter le lait permis chez soi. Je meurs d’envie de l’essayer, mais ma famille n’ayant jamais mangé autant de pâtisseries en si peu de temps, je dois prendre mon mal en patience et faire durer le plaisir!

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Je terminerais maintenant avec notre coup de cœur familiale; la tartelette au chocolat! Avec sa garniture onctueuse d’avocat et de cacao, elle saura convaincre la personne la plus récalcitrante face aux produits sans gluten/allergène. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de photographier ce petit délice, mais je vous laisse constater par vous même le visage conquis de ma cocotte qui l’a juste… dévoré!

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Je recommande donc avec plaisir les produits pleins d’amour de chez Bonbon Collections, autant pour ceux qui ont des restrictions alimentaires que pour ceux qui n’en ont pas. Gâtez-vous!

Site web:   http://fr.bonboncollections.com/

Page Facebook:   https://www.facebook.com/bonboncollections/?fref=ts


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Lâche pas, maman Grano!

Toi, la maman qui a envie de fondre en larmes entre deux allées d’épicerie. Toi, qui a perdu tous ses repères culinaires, qui sent son cœur monter à ses lèvres à la seule pensée de faire à manger pour ta petite famille. Toi, qui n’a déjà pas assez d’énergie pour consoler ton bébé en pleurs, je sais que tu as l’impression que tu ne surmonteras pas cette épreuve, celle d’adapter tes menus à toutes les nouvelles restrictions alimentaires que ta récente maternité t’impose. Toi, qui en a déjà tellement sur tes épaules, ce poids supplémentaire t’es insupportable. Je te comprends, parce que j’ai aussi été cette maman-là.

Je sais que même si aujourd’hui je te dis : « c’est pour le mieux », tu ne me croiras pas. Je sais que la facilité d’une alimentation « normale » est durement remplaçable dans cette société  où chaque minute compte, où on court sans cesse après le temps. Je sais aussi que de devoir tout cuisiner soi-même peut paraître éreintant, que les débuts dans le monde des laits végétaux n’est pas de tout repos, qu’il y a du fichu soya dans tout! Je t’entends d’ici dire, « mais je ne peux plus rien manger! » en ayant le goût de tout abandonner.
Donne-toi le droit de trouver ça difficile, autorise-toi à trouver que c’est emmerdant. Fais ton deuil de la simplicité, de ce « Mcdo » sur le pouce que tu avais en « back-up », au cas où tu avais oubliée de sortir quelque chose pour le souper. Tu y arriveras. Même si actuellement, entre la composition du colorant caramel et de la gélatine, tu te sens complètement perdue, tu finiras par faire le tri dans tout ça. Je ne te mentirai pas, ça te demandera beaucoup d’adaptation, mais les effets que tu ressentiras en vaudront la chandelle!

Et maintenant, remonte tes manches. Saisis la chance qui t’es imposée.

Tu auras l’air d’une « Grano » lors de tes escapades au marché, et éventuellement, tu en seras fière. Heureuse de faire tout ça pour la chair de ta chair, heureuse que, bien malgré lui, ton bébé t’ait montré la voie sur le chemin de l’équilibre. Plus tu naturaliseras tes habitudes de vies, plus tu regagneras une énergie qu’il y a longtemps que tu n’avais pas ressentie. Tu ne devras qu’à tes efforts la petite bouille souriante de ton bébé en pleine diversification. Même les jugements polis de ta famille ne te ferons plus ni chaud, ni froid.

Plus vite que tu n’aurais pu te l’imaginer, tu remercieras ton enfant d’avoir changé ta vision de l’alimentation, de t’avoir donné LA bonne raison de t’intéresser à ce qui entre dans ton corps. Cette aventure n’a d’autre choix que de te faire apprendre, de te conscientiser, de te faire grandir.
N’oublie jamais que si tu me lis à l’heure actuelle, c’est que tu as des centaines de mamans derrière toi, toutes prêtes à te donner le coup de pouce dont tu as besoin. Des centaines de mamans qui ont « tappées la trail » et qui ont dans leurs manches une multitude de trucs, de conseils. Des centaines de familles qui ont maintenant compris que rien n’arrive pour rien et qui ont puisés dans cette épreuve une richesse inestimable, celle de la santé!

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C’est juste une « peanut »!

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Ceci est un mesJessica Bernier-Nadeausage d’intérêt public en réponse à des propos totalement ignares tenus sur une populaire station de radio ce matin.

Le discours de l’animateur était pour moi la preuve d’un flagrant manque de connaissances. Ayant été mis au fait que des citoyens conscientisés arboraient une citrouille turquoise sur leur perron pour informer qu’ils offraient des gâteries d’Halloween pour les enfants allergiques de ce monde, il a exposé son scepticisme face aux allergies alimentaires. Il ne croyait pas au bien fondé d’une telle démarche et à expressément demandé à ce qu’on lui fournisse des preuves ou des rapports médicaux prouvant que des enfants étaient réellement décédés suite à une allergie à un aliment.

Qu’on s’entendent, j’ai la chance que mon enfant souffre « uniquement » d’intolérance alimentaire, merci mon Dieu! Par contre, ayant découvert le monde des régimes d’éviction, j’ai côtoyée des familles aux prises avec des réactions de toutes sortes, y compris des réactions anaphylactiques. Scientifiquement, la définition de l’anaphylaxie est la suivante : « Réaction allergique exacerbée, syndrome clinique grave qui met en jeu le pronostic vital ».

Mettre en jeu le pronostic vital… En des mots plus simples, la mort…

Imaginez-vous ne serait-ce qu’une minute vivre dans la réalité de parents d’enfants souffrant d’allergies graves. Chaque moment ou leur bébé quittent le sécuritaire nid familial est un potentiel contact avec un allergène qui pourrait mettre sa vie en danger. Y’a des mamans qui font tout un plat pour une éraflure. Y’a aussi des mamans qui font tout un plat pour une éventuelle présence de crevette.

Un accident, si bête, imprévisible. Un tout petit bout d’arachide laissé sur une table. Un contact. Enflure des bronches et de la gorge. Manque d’air. MORT. Perdre la prunelle de ses yeux pour un bout de « peanut ».

Jessie Normand

J’ai été, bien sur, choquée en écoutant cette émission radiophonique. Ce qui m’a par contre le plus frappée (outre le manque flagrant de recherche de l’animateur sur le sujet), est que de telles idées perdurent, même en 2016. Que ce n’est pas si grave, que les gens exagèrent. Parlez-en au Papa de Megann¹, à la maman de Myriam² ou aux parents de Mathias³.

De grâce, prenez quelques minutes de votre temps pour aller lire leurs histoires. Faites preuve d’empathie, comprenez les enjeux. Et si c’était votre enfant? C’est si facile de prétendre que les parents du petit Mathis n’ont qu’à l’éduquer sur ce qu’il peut manger ou non. Dites-vous que même s’ils le font, le jour ou la petite Sofia viendra lui donner un bisou « inoffensif » après avoir mangée un kiwi, tous leur efforts n’auront servis à rien.

Un homme averti en vaut deux, et ça vaut pour tous en matière d’allergie… C’est pourquoi cet article est à partager sans modération.

¹http://www.journaldemontreal.com/2016/05/15/en-colere-apres-la-mort-de-sa-fille

²http://www.journaldequebec.com/2016/06/07/baiser-fatal-du-aux-arachides

³http://www.sciencesetavenir.fr/sante/mort-d-un-enfant-a-la-cantine-l-autopsie-confirme-une-allergie-aigue_28242


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Le deuil du bébé parfait

L’entrée dansimg_4679 le monde de la maternité ne se fait jamais vraiment sans encombre. Malgré les nombreux témoignages de mamans totalement épanouies que l’on voit sur le web, s’adapter à la vie avec un bébé a son lot de difficultés, même pour moi, qui ai eu la chance d’avoir une petite fille en parfaite santé, sans «colique» ou problème quelconque et qui n’a jamais pris le moindre antibiotique du haut de ses 5 ans.
Au 2e, j’avoue m’être attendue sensiblement à la même expérience. Bien sûr, j’appréhendais la réaction de ma Numéro 1, le fait d’avoir 2 fois plus d’ouvrage, mais j’étais prête à affronter tout ça avec ma belle confiance de maman d’expérience « qui était déjà passée par là ».

Je m’étais monumentalement trompée. Si ma fille était un long fleuve tranquille, fiston est plutôt la chute Niagara après l’orage du siècle.

Numéro 2 était « légèrement » différent. Les moments où il ne pleurait pas étaient si rares que lorsqu’ils arrivaient, c’était moi qui me mettais à pleurer de joie. Non, pas de bébé qui s’endort les bras ballants, la panse bien pleine de lait, la bouche légèrement entrouverte. Chaque once de tes biberons prenait plutôt des allures de combats comme dans un arène à essayer de te faire boire le plus assis possible pendant que tu me hurlais tes maux de ventre. Aucun moment magique même assise sur la chaise berçante avec mon petit amour collé contre moi. C’était plutôt d’innombrables soirées passées à marcher de long et en large à te tenir dans la seule position qui te soulageait, un peu, afin d »atténuer ton mal de vivre.

J’avais mis au monde un enfant avec le système immunitaire déficient. Baixin, Cefzil, Flovent, Tylenol, Advil étaient maintenant mes meilleurs amis et j’avais un thermomètre dans chaque pièce pour ne pas avoir à chercher un &!$%@$%$#%# de thermomètre à 3h30 du matin. Pour rester polie, c’est plutôt fâchant.

Je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel. Je n’arrivais même plus à me projeter dans un avenir proche tellement j’étais embourbée dans nos problèmes. Où donc était passé l’équilibre de ma famille? Cette période de notre vie m’a semblé durer une éternité…

Même qu’un soir, après une journée qui s’était (encore) mal passée, je t’en ai voulu, l’espace d’une minute. Je t’en ai voulu pour quelque chose qui était tellement hors de notre contrôle, à tous, et c’est complètement horrifié par ma réaction que j’ai été me couchée, ce soir-là. Comment en étais-je arrivée là?

Chanceux dans notre malchance, j’ai rencontré une maman qui avait vécue pire et qui avait décidé d’aider, d’informer et de soutenir les familles dans notre cas. J’ai repris sur moi. Lentement, mais surement, nous avons trouvé des solutions. On s’est bâtit une nouvelle réalité et on s’est découvert une force qu’on ne croyait pas avoir. Le temps a passé, le débit de la chute Niagara s’est calmé, et je me suis réveillée un matin en me demandant comment, finalement, tout ça a passé si vite.

Je dirais qu’aujourd’hui, nous avons une relation particulière, presque fusionnelle. Comme si tu savais par quoi j’étais passée, toute l’énergie que j’avais fournie pour qu’on en arrive à ton bien-être actuel. Comme si les « Je t’aime » tout à fait gratuits que tu me lance, assis au coin de la table avec ton muffin maison sans lait, était ta manière de me dire merci. Maintenant que j’ai fais le deuil de mon bébé parfait, je recommencerais, demain matin, juste pour la chance d’avoir un autre enfant comme toi!

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C’est sûrement les dents !

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Ton enfant a les joues tellement pleines d’eczéma qu’elles suintent? C’est sûrement les dents! Il fait de la fièvre à plus de 40°C? Ne cherche pas, c’est les dents! Il a une diarrhée récalcitrante depuis 1 mois? Devine? C’est clairement parce qu’il perce une molaire!

Je suis certaine de ne pas être la seule dont l’entourage se transforme soudainement en pseudos médecins au moindre problème de bébé. Ça peut aider, sauf quand tu sais la vraie cause de tout ses problèmes.

Entendons-nous! Quand tu viens de passer une nuit blanche à tenter d’apaiser bébé qui a mangé un aliment qui ne passe clairement pas, quand il en est à son quatrième caca en eau qui a copieusement débordé de sa couche en remontant jusqu’à son cou et que tu as dû te changer 3 fois pour autant de vomis en jet dans ton décolleté, la dernière chose que tu as envie d’entendre c’est ton amie te dire de déposer ton bébé parce ton bébé, c’est un « bébé à bras »… D’ailleurs, j’attends toujours qu’on m’explique comment un bébé naissant comprend que pleurs = attention de ma maman. Mon enfant doit être un petit génie pour avoir compris cela à son premier souffle.

Encore, je ne parle pas des coliques! Oui, oui, ce mot scientifique ayant pour définition: « ton bébé à mal au ventre, mais j’ai vraiment aucune idée pourquoi ». Comme si le corps médical avait inventé ce mot pour ne pas avoir à chercher plus loin. Comme si avec ce mot magique, on avait étiqueté le dossier « RÉGLÉ » en grosses lettres. On passe au suivant, trop compliqué!

Sachez, chers parents et amis, que ce n’est pas parce que je suis habillée en mou depuis 2 mois, cernée jusqu’au menton et que j’ai l’air d’une baleine échouée que votre avis médical sur l’état de mon fils m’est nécessaire. Je vais aller soigner son eczéma, éplucher mon journal alimentaire pour trouver la cause de ses « coliques » et aller augmenter l’inclinaison de son lit pour empêcher qu’il ne s’étouffe avec son reflux dans les prochaines nuits. D’ici une semaine, mon petit ange sera de retour et on pourra se parler de la pluie et du beau temps.

À bon entendeur, salut!


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Se faire confiance…

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Avoir un enfant intolérant, ce n’est pas facile… surtout lorsque le monde des intolérances t’es inconnu. On se fait dire qu’un bébé, c’est difficile, qu’un bébé, sa pleure, que c’est NORMAL. Quand le médecin te regarde avec un air condescendant en ayant l’air de se dire, « encore une maman qui arrive pas à gérer », tu te remets en question en te disant que c’est surement toi, qu’il faut être plus forte!

J’ai passé les 8 premiers mois de la vie de mon fils à me remette en question à travers les changements de laits, les nuits qui se comptent en minutes, les diarrhées pleines de glaires, les éruptions cutanées, la médication pour le reflux et les rendez-vous chez son médecin. J’ai tellement essayé de croire que, oui!, tout était normal! Que je ne m’en faisais pour rien même lorsque je tenais mon enfant « raide comme une barre » pendant qu’il hurlait son mal de vivre, dans mes bras. J’ai cru le médecin, qui, malgré les photos du visage bouffi et plein de plaque de mon fils lors de ses biberons, me disait que ça allait passer en vieillissant, qu’un lait plus spécial n’allait pas l’aider, que c’était une question de temps. On en a pleuré, ensemble, des nuits entières, fiston et moi!

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Jusqu’à ce que… mon père… mon papa! Celui qui ne croyais pas trop aux intolérances, celui qui ne s’immisçait pas dans ma vie de famille et les problèmes de pneumonies/conjonctivites/otites etc… de mon fils, celui qui laissait la place à ma mère quand je les appelais à bout de souffle et désespérée. Celui qui, par un beau matin, était assit en famille à ma table, à (essayer de) jaser pendant que, pour la XIème fois, je tentais de calmer mon bébé raide dans mes bras. Il s’est exclamé : « Ça n’a plus de sens Julie, être à ta place, je briserais des portes, il doit y avoir un médecin pour t’aider! Ça ne peut plus continuer. »

Je me souviendrai toujours de ce moment ou mon incertitude m’a quittée, ou j’ai arrêtée de me remettre en question. Même mon père avait vu, avait compris, avait entendu la souffrance de mon fils. Même lui, le « septique » par excellence, avait admis par cette simple phrase que c’était trop. Que non, ce n’était pas NORMAL! Que malgré ce qu’en disait son médecin, un bébé heureux, bien dans sa peau, ça n’agissait pas comme ça.

Ce fût le moment où j’ai décidé de me fier à mon instinct de mère avant celui d’un médecin et le moment où j’ai pris la décision de tout faire ce qui était en mon pouvoir pour soulager mon enfant. J’ai admis ce que, au fond de moi, je savais depuis sa naissance. Mon fils n’était pas bien. Ce fût, alors, le début d’une nouvelle vie pour moi et ma famille et je suis fière de dire que cette vie, je la dois à ma confiance en moi, et aussi à mon papa.
N’oubliez jamais que vous êtes les meilleures, vous, les mamans, pour votre enfant.

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