« AIDE » soutien !

Cindy michaudY a-t-il de la lumière au bout de ce tunnel ?

Dans 99% des cas, oui ! Mais, il ne s’agit pas d’un travail de tout repos. À vrai dire, rien n’est facile… En passant par le jugement et le rejet de notre entourage, les nuits blanches, les hospitalisations à répétions ou le manque de compréhension de la part de notre conjoint, nous sommes souvent seules devant ce grand changement qu’est la gestion d’une restriction alimentaire quelconque.

Plus particulièrement difficile via l’allaitement, cette gestion des restrictions alimentaires peut amener rapidement à un état de solitude, d’épuisement, de tristesse allant même jusqu’à la dépression ou la séparation d’un couple. Rien ne sert d’en arriver là ! Mais avant toute chose, il faut passer par certaines étapes qui nous amènent à accepter la situation peu importe sa complexité. Ces étapes sont un peu similaires à celles du deuil. Réadaptons-les à cette situation…

 

 

Le deuil

1. Le choc :

C’est une phase qui est souvent très courte. C’est l’annonce de l’évidence qui mènera à la rupture d’une normalité ou d’une habitude. C’est peut-être le médecin, l’urgentologue, une infirmière ou un proche qui émet cette annonce. Cette dernière laisse la personne sans émotion s apparentes. Le terme de « sidération » peut tout à fait convenir pour qualifier la réaction de la personne face à l’information transmise. Une période de questionnement s’enclenche et nous pouvons penser rapidement à :

  • Oh mon Dieu, je dois arrêter de manger ça ?
  • Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Une allergie ?
  • C’est courant ?

Puis en l’espace de quelques secondes, la personne passe rapidement à la deuxième étape.

2. Le déni :

C’est le refus de croire en l’information transmise lors de la première étape. Certains arguments et convictions seront mis sur la table, utilisés en contestation à la situation à vivre. Le rejet de cette information fait place à une discussion intérieure et/ou extérieure. Il ne faut cependant pas croire que la brièveté de cette phase signifie qu’elle n’est pas pour autant importante et normale. Par contre, certaines personnes s’enferment dans cet état de déni, de refuge et tenteront alors toutes sortes de médications et trucs de « grand-mère » qui seront, malheureusement, inutiles ou, simplement, temporaires.

  • En fait, ce n’est peut-être pas ça …
  • C’est peut-être juste du reflux ?
  • Je ne fais pas assez de lait ?
  • Ah ! Ce sont les dents !!
  • Mon bébé a trois mois ! C’est juste une poussé de croissance !

Pour les équipières, cette étape est particulièrement difficile et demande beaucoup d’énergie. C’est à ce moment où nous devons « convaincre » de tout tenter.

3. La colère :

C’est la confrontation avec les faits qui va engendrer une attitude de révolte, envers soi et envers les autres. On promet à une « entité invisible » de ne plus faire telle ou telle chose si la situation originelle pouvait revenir. L’intensité peut en être variable, selon la maturité affective de la personne. La pensée de la personne s’alimente de fortes contradictions. Elle peut s’emporter ou s’enfermer dans le plus grand mutisme. Des pulsions de vengeance peuvent ainsi la pousser à avoir des comportements qu’elle ne comprend pas elle-même. En fait, la personne est confrontée à l’impossibilité d’un retour à la situation première. Elle doit faire le deuil, et passe par de nombreuses émotions : reproches, remords, ressentiment, dégoût, répulsion, séduction ou agression.

  • Je dois trouver un autre médecin !
  • Impossible ! Tous les produits chez mois en contiennent. Je dois tout jeter ??? 
  • Je pense passer à la préparation commerciale pour nourrisson.
  • Pourquoi je n’ai pas allaité ?

4. La tristesse :

C’est un état de désespoir.

  • Je vais mourir… !!!
  • Ce n’est tellement pas juste !
  • Pourquoi ça m’arrive à moi?
  • Qu’est ce que je vais devenir ?

5. La résignation :

C’est l’abandon de cette lutte au cours de laquelle la personne peut avoir le sentiment d’avoir tout essayé pour revenir à la situation perdue. Elle n’a aucune visibilité de ce qu’elle peut faire. Elle agit au gré des circonstances. Cette résignation peut aussi se composer de rejet.

  • C’est peut-être mieux comme ça…
  • Je vais prendre du fromage de chèvre 😛 …
  • Je vais couper au moins les traces…

 6. L’acceptation :

Dans cette étape, la personne accepte la perte des plaisirs gourmands. En l’acceptant, elle est capable de garder les beaux moments, mais aussi les moins bons. Elle commence à avoir plus confiance en elle, se sent mieux et l’avenir ne semble pas aussi noir qu’avant.

  • Bon, je n’ai pas fait d’erreurs cette semaine et bébé va bien! C’est clairement ça…
  • J’ai encore de petits découragements parfois, mais je vais m’en sortir.

 

7. La reconstruction :

L’acceptation seule ne suffit pas. Il faut reconstruire progressivement. La personne en deuil prend conscience qu’elle est en train de se réorganiser pour répondre aux obligations liées à ce nouveau mode de vie. Se reconstruire amène à mieux se connaître, à découvrir ses ressources personnelles et à prendre conscience de l’existence de solutions de rechange (plaisirs gourmands). Cette démarche développe la confiance en soi-même. Le sentiment de vulnérabilité fait place à une nouvelle énergie positive.

  •  » Je n’ai plus le choix, je veux une équipière !! « 
  •  » J’ai retrouvé la santé !! « 
  •  » Mon bébé va bien, c’est ce qui compte !! « 

N’hésitez à demander une équipière et le service de références professionnelles.

Pascale Pouliot

(Coach familial et travailleuse sociale)

Audrey Savard

(Équipière et psychologue)

Croissance famille

(Coach familiale et coach professionnels en PNL)

 

 


Encouragez-nous!

MERCI ! Olimometer 2.52

Suivez notre Infolettre!

Suivez notre page Facebook!

Facebook par Weblizar Powered By Weblizar