Se faire confiance…

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Se faire confiance…

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Avoir un enfant intolérant, ce n’est pas facile… surtout lorsque le monde des intolérances t’es inconnu. On se fait dire qu’un bébé, c’est difficile, qu’un bébé, sa pleure, que c’est NORMAL. Quand le médecin te regarde avec un air condescendant en ayant l’air de se dire, « encore une maman qui arrive pas à gérer », tu te remets en question en te disant que c’est surement toi, qu’il faut être plus forte!

J’ai passé les 8 premiers mois de la vie de mon fils à me remette en question à travers les changements de laits, les nuits qui se comptent en minutes, les diarrhées pleines de glaires, les éruptions cutanées, la médication pour le reflux et les rendez-vous chez son médecin. J’ai tellement essayé de croire que, oui!, tout était normal! Que je ne m’en faisais pour rien même lorsque je tenais mon enfant « raide comme une barre » pendant qu’il hurlait son mal de vivre, dans mes bras. J’ai cru le médecin, qui, malgré les photos du visage bouffi et plein de plaque de mon fils lors de ses biberons, me disait que ça allait passer en vieillissant, qu’un lait plus spécial n’allait pas l’aider, que c’était une question de temps. On en a pleuré, ensemble, des nuits entières, fiston et moi!

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Jusqu’à ce que… mon père… mon papa! Celui qui ne croyais pas trop aux intolérances, celui qui ne s’immisçait pas dans ma vie de famille et les problèmes de pneumonies/conjonctivites/otites etc… de mon fils, celui qui laissait la place à ma mère quand je les appelais à bout de souffle et désespérée. Celui qui, par un beau matin, était assit en famille à ma table, à (essayer de) jaser pendant que, pour la XIème fois, je tentais de calmer mon bébé raide dans mes bras. Il s’est exclamé : « Ça n’a plus de sens Julie, être à ta place, je briserais des portes, il doit y avoir un médecin pour t’aider! Ça ne peut plus continuer. »

Je me souviendrai toujours de ce moment ou mon incertitude m’a quittée, ou j’ai arrêtée de me remettre en question. Même mon père avait vu, avait compris, avait entendu la souffrance de mon fils. Même lui, le « septique » par excellence, avait admis par cette simple phrase que c’était trop. Que non, ce n’était pas NORMAL! Que malgré ce qu’en disait son médecin, un bébé heureux, bien dans sa peau, ça n’agissait pas comme ça.

Ce fût le moment où j’ai décidé de me fier à mon instinct de mère avant celui d’un médecin et le moment où j’ai pris la décision de tout faire ce qui était en mon pouvoir pour soulager mon enfant. J’ai admis ce que, au fond de moi, je savais depuis sa naissance. Mon fils n’était pas bien. Ce fût, alors, le début d’une nouvelle vie pour moi et ma famille et je suis fière de dire que cette vie, je la dois à ma confiance en moi, et aussi à mon papa.
N’oubliez jamais que vous êtes les meilleures, vous, les mamans, pour votre enfant.

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